L’océan vivant et les services écosystémiques


CADRE SCIENTIFIQUE

L’océan abrite certains des écosystèmes les plus diversifiés de la planète, soutenant de multiples services écosystémiques. Il s’agit notamment de la fourniture d’aliments destinés à la consommation humaine, avec les avantages qui en découlent pour la santé et la nutrition, les retombées économiques et les moyens de subsistance liés aux zones côtières. Cependant plusieurs autres bioressources marines et services écosystémiques n’ont pas encore été pleinement décrits et quantifiés. Les activités humaines ont de plus en plus d’impact sur les écosystèmes marins et leur capacité à soutenir les fonctions, les processus et leurs effets directs et indirects sur les services écosystémiques. Ce thème propose des approches pleinement intégratives en biologie et biotechnologie marines, écologie évolutive, économie écologique, droit et politique maritimes, géographie et modélisation. Il s’appuie sur l’axe 6 (Évolution des habitats marins et adaptation des populations) et sur l’axe 8 (Gestion écosystémique des ressources et de l’environnement marins) du LabexMER. Sont également impliqués les laboratoires internationaux CNRS et IRD (BeBEST, DISCOH, ECLAIRS), ainsi que plusieurs projets H2020 et ANR (ResponSEAble, SUCCESS, Vivaldi…), des équipements de pointe (Biodimar, Lipidocean, PSO, Genomer, EpiGenBrest…) et des infrastructures (ex. OcéanoLab en partenariat avec Océanopolis de Brest et les infrastructures de l’Ifremer à Argenton et à Brest). Ce thème bénéficie en outre d’un environnement socio-économique très favorable, le territoire breton ayant récemment été classé troisième région française en matière de biotechnologie, avec plus de 120 entreprises liées aux biosciences marines.

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

Les projets interdisciplinaires de ce thème porteront sur des priorités scientifiques essentielles, à savoir :

– la compréhension des impacts des changements écosystémiques sur les organismes et les populations marines, afin de mettre en place de nouveaux indicateurs pertinents sur la santé des écosystèmes ;

– la caractérisation des systèmes de soutien écologiques (de l’observation génomique à la compréhension des réseaux trophiques et du couplage physique-biologique) et l’amélioration des connaissances sur la façon dont ils sont liés à la fourniture de biens et de services pour les êtres humains ;

– le développement de biotechnologies marines en vue de produire de la biomasse de manière durable et renouvelable afin de faire face à une demande croissante (ex. sources de protéines, bioremédiation, nouveaux procédés industriels…) en exploitant les organismes marins et l’écologie chimique ;

– l’identification des vecteurs et l’évaluation des conséquences des changements écosystémiques pour les économies et les sociétés ; l’identification des risques associés ; l’étude et le développement de scénarios d’atténuation et/ou d’adaptation ;

– le développement de nouvelles méthodes pour évaluer et surveiller les services écosystémiques marins et côtiers ;

– l’évaluation des avantages et des limites des politiques alternatives de conservation des écosystèmes, y compris les incitations économiques et les accords de gouvernance.