Les interactions entre la terre et l’océan


CADRE SCIENTIFIQUE

Les sédiments, la croûte et le manteau terrestres sont en interaction constante avec l’océan. Cette interaction est le moteur d’un bioréacteur à l’échelle mondiale, au sein duquel la vie animale et microbienne prospère en étroite association avec les substrats géologiques, y compris les sédiments, les suintements, les évents et la croûte elle-même.

À une échelle encore plus grande, les processus des profondeurs terrestres et de la tectonique façonnent la structure de l’océan et le transfert de matériaux. Ces processus, s’ils peuvent poser des risques géologiques, sont à l’origine des abondantes ressources pétrolières, minérales et même biotechnologiques que l’on trouve au fond des océans.

Ce thème s’appuie sur une solide expérience de l’exploration et de la découverte des grands fonds marins (pilotage d’expéditions maritimes internationales faisant appel à des véhicules sous-marins habités et non-habités) :

– étude des interactions géobiologiques et de la vie en milieu extrême (axe 3 du LabexMER, ERC EARTHBLOOM, laboratoire international MICROBSEA, CNRS-INEE) ;
– quantification des flux sédimentaires source-to-sink le long du continuum continent-océan (axe 4 du LabexMER ; projet PAMELA avec TOTAL).
– surveillance de l’activité tectonique et des risques associés (projet ANR Maregami dans la mer de Marmara près d’Istanbul).

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

Projets associés à ce thème :

– Comprendre la formation de la croûte terrestre, sa structure et son devenir en bordure d’océan au moyen de relevés effectués en mer, d’observations sismiques et hydroacoustiques, de modélisation et d’études géochimiques ;

– Développer notre capacité à explorer et à exploiter les ressources minérales des grands fonds marins en comprenant leur genèse et leur distribution, les questions juridiques et économiques et les impacts potentiels si elles sont exploitées, tout en développant de nouveaux matériaux et instruments pour intervenir en profondeur ;

– Améliorer la fiabilité de l’évaluation des risques géologiques en mer et à l’interface terre-océan (volcanisme, glissements de terrain sous-marins, tremblements de terre, tsunamis…) ;

– Décrire et comprendre les spécificités de la biologie de la biosphère microbienne et animale des grands fonds marins : surveillance in situ des espèces et de leur environnement physique et chimique, études physiologiques, expériences de culture et d’enrichissement en laboratoire, techniques méta-omiques ; – Examiner les dimensions économiques et juridiques de la réglementation applicable à l’exploitation des grands fonds marins.